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AFP : 17 juillet 2007

17 juillet 2007

L’avocat Me Achoui, pourrait être poursuivi après sa mise en cause de la police


PARIS (AFP) – L’avocat Karim Achoui, blessé par balles à Paris, et qui accuse la police judiciaire parisienne d’être impliquée dans cette affaire, pourrait être poursuivi pour diffamation, déclare la ministre de l’Intérieur dans une lettre au syndicat général de la police (SGP-FO).

Dans une lettre datée du 9 juillet au secrétaire général du SGP-FO, Nicolas la Comte, dont l’AFP a obtenu copie mardi, Michèle Alliot-Marie déclare avoir demandé « au directeur des libertés publiques et des affaires juridiques d’étudier la possibilité d’intenter une action en diffamation ».

Elle précise au syndicat « que le parquet de Paris a saisi l’Inspection générale des services de la préfecture de police sur la base des faits allégés par Maître Achoui contre la police » et qu’au vu « des résultats de cette enquête, le parquet envisagera la possibilité d’ouvrir à son encontre une procédure pour diffamation ».

Dans une lette à Mme Alliot-Marie, le 6 juillet, le SGP-FO, déclarait avoir pris connaissance avec « stupéfaction » des propos « infamants et calomnieux portés par M. Achoui, avocat, accusant les policiers de la BRB (Brigade de répression du banditisme ndlr ) d’être impliqués dans la tentative d’assassinat dont il a été victime ».

« Ces propos portent atteinte non seulement à l’honneur et à l’image des policiers de la BRB, mais également à l’ensemble des fonctionnaires de la police nationale », a encore estimé le SGP-FO, sollicitant la ministre « afin que la justice soit saisie ».

Dans sa réponse, Mme Alliot-Marie indique partager « pleinement votre indignation quant à ces accusations ».

« Pour certains flics, en particulier une frange de la BRB, avait affirmé Me Achoui dans Le Monde daté du 6 juillet, j’étais l’homme à abattre ».

« C’est facile, pour eux, d’instrumentaliser des jeunes qui défilent dans leurs locaux ou de demander un service à un indic », ajoutait l’avocat. « Cela ne coûte pas un euro à l’Etat et la hiérarchie policière n’est pas informée ».

Le directeur de la police judiciaire (PJ) parisienne avait immédiatement démenti ces allégations.

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