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27 juin 2007

Karim Achoui accuse le Parquet de ne pas l’avoir protégé

L'avocat parisien, Karim Achoui, le 19 juin 1999 au Palais de Justice de Paris 
Thomas Coex AFP/Archives ¦ L’avocat parisien, Karim Achoui, le 19 juin 1999 au Palais de Justice de Paris

Il sait qui est le tueur et accuse le procureur de la République de ne pas l’avoir protégé. L’avocat Karim Achoui, 39 ans, blessé par balles vendredi soir en sortant de son cabinet à Paris affirme, dans une interview publiée mercredi sur le site Lepoint.fr, que l’identité de son agresseur sera connue «avant la fin de la semaine».

L’avocat parisien, souvent présenté comme proche du milieu parisien, affirme aussi qu’il se savait menacé, qu’il a écrit au procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin et au secrétaire de l’Ordre des avocats, précisant leur avoir indiqué que sa «vie était en danger à cause de telle, telle et telle personne».

«Vous êtes menacé de mort, vous écrivez à votre avocat, au procureur que telle personne à la suite de tel évènement vous menace, et il ne se passe rien, on vous tire dessus», déplore-t-il concluant : «Monsieur Marin aurait dû me recevoir et diligenter une enquête sur les commanditaires».

Le Parquet dément les affirmations de Karim Achoui

Le Parquet a démenti «formellement» ces affirmations. Il dit avoir été destinataire d’une lettre du bâtonnier de Paris, reçue le 13 juin, et dans laquelle était fait état de «soupçons portant sur la loyauté d’une employée du cabinet de Me Achoui» et pour lesquels les avocats de ce dernier sollicitaient un entretien. «A aucun moment, des menaces à l’encontre de Me Achoui n’étaient ni expressément ni implicitement évoquées», affirme le Parquet dans un communiqué envoyé à 20minutes.fr.

«Je remets la robe d’artiste»

Dans son interview, l’avocat Me Achoui s’insurge également sur certains commentaires «scandaleux» qui ont entouré son agression. «Une phrase revient toujours», explique-t-il «l’ami du Milieu. Si j’étais l’ami du Milieu, on ne me toucherait pas».

Celui qui a été le défenseur controversé du braqueur multirécidiviste Antonio Ferrara précise qu’il a été entendu mardi par «le chef de la crim’» qui lui aurait dit vouloir traiter son dossier «avec objectivité». «J’ai été étonné, je lui ai juste demandé de faire son travail», ajoute-t-il, ironique. Avant de conclure : «Je remonte en selle (demain), je remets la robe d’artiste et c’est reparti. J’ai pris du retard…». 20minutes.fr avec AFP

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